Espinoza : " J'étais le Steven Defour d'Équateur ! "
Le gardien, libre et gratuit, est sur le marché .
Après avoir passé ses congés à s'investir dans l'immobilier en Équateur, Aragon Espinoza est revenu dans sa maison située à une centaine de mètres de l'Académie.
"Ma femme rentre en Équateur avec les enfants. Le Standard, à qui appartient la maison, m'a permis de rester jusqu'au 30 juin. Ensuite, je me trouverai un appart dans les environs où j'habiterai seul, le temps de me trouver un club."
Il sera plus aisé de répondre aux sollicitations s'il reste en Belgique. "J'attends des réponses de plusieurs clubs. En Allemagne, en France, aux Pays-Bas... Ils sont tous intéressés, mais attendent que la situation de leur gardien en place se décante. Cela peut aller vite comme cela peut traîner. Je suis patient et je ne m'en fais pas. Je ne suis pas surpris de ne pas avoir quelque chose : je connais la logique du mercato . Et je sais que quelque chose finira par arriver."
S'il ne trouve rien , le gardien peut rester au Standard !
" Même si je ne sais pas pourquoi j'ai perdu ma place, je n'ai pas fermé la porte. La direction non plus. Mais si je reste, ce sera avant tout pour ma famille car ce n'est pas bon de bouger tout le temps et à mes conditions. Le Standard cherche un gardien n°2 mais ce n'est pas évident de trouver un joueur qui accepte de venir pour être sur le banc. Si, à la fin du mercato , le Standard n'a rien et que je n'ai pas trouvé quelque chose, j'accepte de rester avec ce statut... mais avec la ferme ambition de redevenir n°1."
Il faudrait un sacré concours de circonstances pour qu'on en arrive là. Aragon Espinoza estime à 90 % ses chances de départ, contre 10 % de rester à Sclessin : "Je suis sur le marché. Je suis libre. Je suis disponible pour n'importe quel club (NdlR : Mouscron cherche un gardien...). Il n'y a qu'à m'appeler et on discute. Le numéro de mon agent, Ricardo Callieri, est sur le site de la Fifa..."
Dans le pire des cas, s'il ne trouve pas de club et que le Standard n'accepte pas ses conditions , El Papy retournera jouer en Équateur.
"Ma priorité est de rester en Europe avant de retourner dans mon pays après ma carrière. Mais si la vie me pousse à rentrer, je rentrerai. J'ai passé 15 jours là-bas et 15 clubs de D1 m'ont appelé pour me dire de venir jouer chez eux... Seulement, je ne progresserais plus. Vous savez, je savais en quittant mon pays que je gagnerais moins d'argent en Europe. À l'époque, j'étais jeune et titulaire d'un grand club, je restais sur deux titres et j'étais international. Je gagnais donc beaucoup d'argent. J'étais un peu le Steven Defour d'Équateur..."